Liberté (texte inédit, 2003)

                         Liberté

 Prisonniers sortez de vos cellules

Les portes se sont ouvertes

Les oiseaux s’envolent dans le matin.

Liberté

Liberté

Liberté

Quelle formidable pagaille

Quel tintamarre

Tapez sur les tambours

Descendez dans la rue

Tapez

Tapez

Tapez

Sur les tambours

L’oiseau bleu vient vous libérer.

C’est la fête des enfants

C’est la fête dans les hôpitaux.

Dans son  grand bureau le chef s’étrangle avec sa biscotte.

Vive la poésie !

Vive l’amour !

Drapeau noir en avant

Cours !

Cours

Cours

Petit gavroche

Viens avec moi

On sort par derrière.

Car la rue est pleine de monde.

Prends to violon.

Prends ta guitare.

Le corbeau rieur vous salue et vous souhaite bonne chance.

 

Attrape l’infini

Cours

Cours

Cours

Enfant bleu

Enfant lumière

Enfant oiseau

Ton iris nu, dépouillée, illuminée,

 O enfant bleu

Mets ton lourd manteau et grimpes sur ton cheval

Maintenant c’est le jour et l’heure

L’endroit d’où il faut partir et là où il faut aller, si haut, si loin.

Vite, vite, vite,

Le jour des possibles

Mouvement

Rotation

Torsion

Et distorsion

Enfin chute.

 

Oiseau bleu

Emmène-moi sur ton aile

Emmène –moi visiter le monde

Silence

Silence

Car déjà le cavalier  ennemi s’avance.

Haut les cœurs

Voici l’instant redouté, la nuit des larmes sur la ville des assassins

Le roi se meurt sans sa reine.

 

 

Alors c’est par où ?

Droite bas haut gauche nord est sud ouest continents cités pays

Liberté liberté liberté liberté liberté liberté

Je t’appelle maintenant

Venez chercher le plus petit, le plus hideux

Il vous montrera si il le veut la montagne bleue

Mais il faut d’abord ouvrir toutes les portes de la vieille cité maudite

Oubliez vos langues et vos dialectes il n’y en a qu’une celle de l’amour.

Assassins arrachez vos masques aveugles

Le prisonnier a tremblé dans sa cellule.

Le pauvre clown s’avance

La plaine s’étend à l’infini, le monde.

 

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