chronique d'un quotidien

 

dans la chaleur épaisse derrière les murs, loin des touristes,
nous retouvons la vie des pierres.
A l'heure la plus chaude, dans l'ombre des porches
couve des drames silencieux.
Un homme passe une bouteille à la main, écrasé de soleil,
la foule s'écarte.
Plus tard, un autre homme avec une béquille s'assoit à côté du bar-tabac comme toutes les nuits. Silhouette incertaine, muette de souffrance.
...
La Ville se répand en échos à l'intérieur de moi, paroles lancées, rires très hauts, chaque pleurs d'enfants, insultes dans le vent du soir, toutes les odeurs, la lumière qui s'enfuit derrière les toits.
la pièce plongée dans la pénombre, est calme,
receptacle de tout ce réel,
j'écris.

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