crépuscule

Faire corps avec la nuit. N'être que le bout rougeoyant d'une cigarette, qui danse. Les yeux ouverts, regarder cet océan obscur et cette couleur étrange que prend le ciel lorsque la Ville l'illumine. Tout au bord. Ecouter chaque bruit que le soir apporte, par les fenêtres des maisons, les préparatifs des repas, les promenades canines sur les trottoirs, les rares voitures, les lumières crues des ph...ares. D'un peu plus loin, sur les voies ferrées, un train passe, rapide, avec toutes ses lumières et ces gens aux fenêtres. Dont les yeux se font lourds, dans la monotonie d'un voyage nocturne. Et je pars moi aussi. Je dérive dans la lumière jaune des reverbères, me perd dans le vent du soir qui ébouriffe les arbres de la rue. De mots d'absents en maux d'absents, j'y gagne une présence. Et même si la tristesse se montre nue, l'horloge en ricane. Le silence apelle la danse. De peser, une fois de plus, sur la balance, tout ce qui nous tient, nous retient, nous emportera un peu plus loin, dans cet énigme de l'existence.

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