nu

Un bras de mer qui s'avance seul dans les limbes de la tristesse. Nu, sans apparat, je me tiens là, à cette limite, dans le vent  des grandes voiles blanches. Comme au premier jour, comme depuis toujours. Mon ombre perdue, mon ombre perdu...re dans la lumière. L'ombre d'une tristesse plus grande que moi, qui enlève l'éclat dans mon corps et dans mon décor. Rend mes mains à leur inutilité. Pour ce soir, dormir-mourir d'un sommeil si profond, lové dans des draps blancs brillants. Au fond du couloir noir, rejoins-moi.
 

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