homme qui parle à la pluie

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Marcher juqu'à la fenêtre, le front contre la vitre froide, se perdre dans les reflets argentés de la pluie, la rivière qui enfle au coin du bithume, relever le bras sur le vinyle de Leonard Cohen, le jour gris s'enfuit déjà, la nuit s'apprête. A ce moment précis d'un crépuscule d'une journée d'automne s'installe confortablement l'idée de la futilité , de l'agitation stérile d'une journée ici. La tension qui tient notre corps, et notre visage, tout se dissout dans la pluie qui roule en bas, nous reprenons notre masque pour obéir au martèlement des jours, au passage du temps. Dans l'appartement vide, j'avais retrouvé une voix.

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